Asherah...

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Déjà très jeune, j’ai eu le sentiment d’être abandonnée par la vie. Différents drames familiaux ont fait de moi une petite fille puis une jeune femme introvertie, figée, triste et profondément seule. Au milieu de cet esseulement et d’une vie manquant cruellement de sens, une aspiration subsistait : celle de connaître un jour la sagesse…

Après plus de 10 ans de thérapie psychocorporelle, lors desquels j’ai pu explorer mon histoire, mon édifice psycho-émotionnel et mes limitations, la rencontre avec les Danses de la Paix et la voie du soufisme universel ont répondu à ma soif d’une façon que je n’attendais pas…

Un sentiment profond de paix intérieure et de reliance avec l’Absolu se sont invités dans ma vie, et ont tracé mon chemin depuis. Après avoir cherché à décortiquer et comprendre mon histoire pour m’en extirper, les danses sacrées et le chant de mantras de paix vieux de plusieurs millénaires ont ancrés la paix dans mon corps, dans mes cellules. Au lieu de fuir mes démons à toute jambe, j’ai appris à faire grandir ma capacité d’amour et à regarder mes parts d’ombres, mes parts souffrantes et mes douleurs avec tendresse. Au lieu de ne chercher que la lumière au point de m’en aveugler, j’ai plongé dans mes profondeurs pour fertiliser mon obscurité. Au creux de son ventre, je m’y suis trouvée : femme unique, singulière, toujours renouvelée et profondément amoureuse de la Vie sous toutes ses formes.

Baptisée Asherah par ma guide soufie, je m’inspire au quotidien de ce puissant archétype du féminin sacré pour continuer l’exploration de mon paysage intérieur,  et accompagner  d’autres chercheurs d’Absolu vers la ré-unification et le rayonnement.

Umun...

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J’ai suivi de longues études scientifiques jusqu’à obtenir l’agrégation de mathématiques. Même si ma vocation pour l’enseignement était claire, ces années à vivre plongé dans un monde d’abstraction m’ont laissé fatigué et seul dans ma tour d’ivoire intellectuelle.

Après quelques années d’enseignement j’ai pris une décision forte en démissionnant et en montant dans un avion pour le Pacifique. Je m’installe alors en Nouvelle-Calédonie, dans la petite île de Lifou, en terre Kanak, où je vis pendant 15 ans. Ces années passées à pêcher dans le lagon, à cultiver les ignames, à construire des cases traditionnelles, à jouer de la guitare et à chanter en langue kanak, à vivre en communauté et à marcher pieds nus dans la cocoteraie de « coin d’amour » ont changé mon rapport à moi-même, aux autres et au monde.

En 2018 je rentre en France et je commence à animer des ateliers de reconnexion à l’abondance naturelle par les gestes premiers, et en particulier la cueillette de plantes sauvages comestibles.

J’aime continuer à porter le prénom kanak « Umun », qui signifie « celui qui arrête la guerre ». Ce prénom contraste bien avec celui de « Cédric » qui a des origines guerrières celtes.

Mon ami Cawan qui m’a donné ce prénom m’a accompagné juste avant mon retour en France et je me considère à présent, comme lui, comme un Gardien de la Terre : j’apprends à aligner mes actes au jardin et dans la nature avec mes états intérieurs et à voir l’invisible.

 

C’est ce que je transmets lors de mes stages.

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